PRÉLUDE ...

Bienvenue à tous ! Voici le récit au quotidien (ou presque...) d'un petit voyage de trois mois en Amérique Latine. Pas de thème particulier, si ce n'est découvrir, rencontrer, discuter, marcher, prendre son temps, vivre à cent à l'heure... être tout simplement ailleurs un moment. Des tours et détours sont prévus dans cette aventour que nous vous proposons de partager avec nous. Alors prenez votre ticket, c’est parti !

lundi 30 juillet 2007

Retour à la case départ : Cochabamba - Buenos Aires, en passant par Arica (23-30 avril)

Juste un petit détour, comme le prédit l’introduction de notre blog : de la Bolivie à l’Argentine, nous repassons par le Chili. On vous épargne tous les détails du comment du pourquoi, mais c’était en fait là l’alternative la plus intéressante… ou pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple !!

Bref, c’est avec plaisir que nous retrouvons la ville d’Arica, chez Evelin et Manuel. Et par le plus pur des hasards, Valentina qui venait elle aussi effectuer un petit détour par ici… Nous passons la journée toutes les quatre au grand air sur la plage de Chinchero.

Petite soirée dans notre restaurant favori « El Cafe del Mar », histoire de se remettre l’estomac en place et surtout de reprendre de l’énergie avant le long voyage qui nous attend : 52 heures de bus Arica – Santiago – Mendoza – Buenos Aires. Nous faisons le trajet avec Ernan, un étudiant en médecine de Buenos Aires qui revient d’une longue pause dans ses études en voyageant à travers le Chili, le Pérou et la Bolivie. 52 heures, ça permet de rattraper notre retard en culture filmographique américaine (le tout en VO sous-titré espagnol)…

Buenos Aires. Il nous reste trois jours avant notre retour en France. On en profite donc pour aller visiter le fameux Museo de la Plata a environ une heure de bus de la capitale. Grande déception en ce qui concerne les vitrines archéologiques, la muséographie se révèle être un peu vieillotte. Seuls les « beaux objets » sont exposés les uns à côté des autres, avec des explications assez limitées. Les deux jours suivants sont consacrés aux derniers achats – Cd, maté, artisanat… et du vin, que l’on a bu le soir même car nous n’avions plus de place pour le caser dans nos bagages ! Un peu pompettes, nous avons passé la soirée bien entourées : Ivo, l’équatorien qui, sans jamais y être allé, nous surprend en possédant plus de connaissance sur la France que nous ; Sebastian, le chilien, fin connaisseur du vin rouge sud-américain ; Peter, l’allemand qui étudie au Brésil, de passage à Buenos Aires ; et enfin Mauro, le ténor et guitariste accompagné de ses deux copines, qui nous a chanté de sa plus belle voix ses meilleures chansons.

En se promettant de rester en contact, nous quittons l’auberge chargées de cadeaux (Hisse et Ho !)…

Ainsi s’achève notre voyage, inoubliable.

Au prochain détour ensemble…

dimanche 24 juin 2007

La Bolivie- du 17 au 22 avril.

Cela fait déjà presque 2 mois que nous sommes rentrées en France et nous n'avions pas encore pris le temps de poursuivre l'écriture de notre récit. Alors voici enfin les dernières étapes tant attendues de notre voyage !

La première partie du trajet se déroule dans le calme, on longe le lac Titicaca et les paysages sont toujours aussi beaux. Arrivées à Tiquina on quitte le bus pour prendre une petite barque. Au loin, notre bus navigue sur un vieux bac au plancher tout craquelé et vermoulu… Effectivement, le poids des voyageurs risquerait de faire couler immédiatement l’embarcation !

Nous reprenons la route et arrivons enfin en vue de la Paz. C’est impressionnant ! Depuis l’altiplano, la ville, localisée au fond d’une immense cuvette s’étend de façon tentaculaire.

Finalement, nous apprenons que notre chauffeur ne nous déposera pas au terminal de la gare mais au cimetière… Du coup un groupe de grands-mères outrées se révolte et tente une mutinerie avec les voyageurs du bus… sans grande conséquence puisque la moitié les traite de folles. Ce n’est pas grave. Nous descendons et entamons alors une longue recherche pour trouver un logement. Il est 14h et on a très faim. Un taxi nous dépose devant une auberge malheureusement complète et nous plante là, sans un mot. C’est donc à pied que nous devons nous déplacer, chargées et affamées sous la chaleur urbaine. Nous traversons les longs marchés dans les rues jusqu’à l’église San Francisco. Pause. Finalement nous dormirons à l’hôtel « Happy Days », situé dans l’une des rues les plus touristiques de la ville. La chambre est agréable mais les gérants, quelques peu paranoïaques, barricadent les portes à triple verrou : passée 21h, c’est toute une histoire pour sortir ou rentrer de l’hôtel.

Le lendemain matin, nous partons avec un petit groupe sympa visiter le musée et le site archéologique de Tiwanaku. Le site est toujours en cours de fouille, et nous avons ainsi pu observer la rigueur du travail bolivien (quelle netteté dans les coupes !) et les techniques (notamment tout un système de tamisage très astucieux). La visite se poursuit avec une guide très intéressante qui nous explique les différentes phases de construction du temple, son fonctionnement, ainsi que les significations iconographiques des statues et stèles. Nous avons pu admirer la fameuse Porte du Soleil (elle nous a parut toute petite !) et le « Titi » (surnom affectueux dont nous avons affublé l’un des monolithes).

Viens la pause déjeuner (à base de viande d’alpaca accompagné… de riz et de patates, forcément) et nous en profitons pour discuter plus amplement avec la guide et Sebastian qui, venu tout droit des Canaries, nous raconte ses petites blagues dont il doit nous expliquer dix fois la chute pour qu’on les comprenne enfin !!! Après la visite, on décide de se retrouver avec lui dans un bar pour finir la soirée.

Le lendemain, journée au grand air dans la Vallée de las Animas, à une demi-heure de La Paz. Nous nous sommes retrouvées seules face à un paysage grandiose. Là, deux condors virevoltent au-dessus de nos têtes et se posent à trois mètres de nous (« Qu’est ce que j’peux faire ? J’sais pas quoi faire ! ») et reprennent leur envol. La balade se termine dans le canyon. L’érosion a crée dans la roche sableuse des immenses formes allongées, complètement fantasmagoriques, qui semblent veiller sur ce lieu particulier.

L’après-midi, dernière virée dans la ville autour de la Plaza de Armas avant de repartir le lendemain pour Cochabamba.

NB : Notre devoir civique se réveille quatre jours avant le premier tour des élections et 5 minutes avant de prendre le taxi, nous imprimons les programmes des candidats à la Présidentielle que nous examinerons dans le bus.

A Cochabamba, nous atterrissons dans le logement le plus glauque dans lequel nous avons été jusqu’à présent. Il est hors de question d’y rester plus d’une nuit. De toute façon, nous avions besoin d’une chambre avec télévision câblée pour suivre les évènements en France. Manque de pot, dans la chambre que nous avons choisie, la télé transmettait toutes les chaînes… excepté TV5 !

Deux jours seulement passés à Cochabamba, nous avons à peine le temps de visiter quelques monuments et les marchés artisanaux.

Nous nous sommes tout de même accordée une petite excursion à l’extérieur de la ville, visiter le village de Tarata.

On nous indique un peu plus loin petit village de potier, Huaynu. Ici on s’est fait avoir par la patron d’un atelier qui nous a demandé 30 bolivianos en échange d’une démonstration de tour par un de ses ouvriers, qui n’a lui-même que touché la moitié de l’argent. Nous avons tout de même pu bien discuter avec ce dernier, fort sympathique.

Au bout de trois mois, la fatigue se fait de plus en plus ressentir et nous supportons de moins en moins la nourriture locale, surtout à base de riz et de patates. On recherche alors des restaurants qui offrent plus de choix dans les menus et le dernier jour, on s’est fait plaisir dans un salon de thé à la française, avec crêpes aux épinards et croque-monsieur. On s’est régalé !

Complètement par hasard, en se baladant dans les rues de la ville, nous sommes rentrées un soir dans un théâtre qui proposait d’assister à un ballet. Les premiers tableaux nous on légèrement fait sourire, devant ces danseurs en tutu, mais finalement la deuxième partie, une représentation de Carmen, nous a bien plu.

Chaque soir, avant de se coucher, on débat passionnément entre nous trois pour enfin choisir un candidat. Nous comparons les programmes de chacun, thème par thème. A la veille des élections, nous ne savons toujours pas pour qui voter et c’est dans l’urgence que nous avons finalement fait notre choix et avons voté par procuration. Nous connaîtrons les résultats en différé puisque le jour même du premier tour des élections en France nous partons de Bolivie et entamons notre retour vers Buenos Aires, via Arica, au Chili.

lundi 7 mai 2007

Le lac Titicaca

3800 metres d'altitude, 8559 km carre ... c'est le pus haut lac navigable du monde à cheval entre le Perou et la Bolivie. Il ne manque que le parfum iode et les embruns pour se croire au bord de la mer. Du cote peruvien, c'est à partir du Puno que l'on peut acceder aux iles du lac, dont celles des Uros que nous avons visitées en une matinee. Nous avons essaye par tous les moyens de nous y rendre par nous meme en prenant un "collectivo-barque", mais il est impossible d'eviter les tours organises. Les iles des Uros sont des iles flottantes, on en compte environ 50 dont une vingtaine sont visitables. Ce sont des iles artificielles construites en Totora (sorte de joncs seches) reposant sur une couche de terre. Le Totora sert egalement à la construction des maisons, pirogues, tours de guet et pour l'artisanat. Deroulement d'une matinee sur un bateau touristique : Nous debarquons tous ensemble sur une premiere ile avec un guide. Accueil chaleureux par les habitants, topo sur l'histoire des iles et sur les modes de vie des URO-Aymaras. Au bout de 5 minutes, alors que le guide poursuit ses explications (toujours tres interessantes), un petit groupe de touristes se lasse, se leve, regarde partout et va meme jusqu'a rentrer a l'interieur des maisons pour prendre des photos sans demander l'autorisation. Ils sont en terre conquise. A croire que payer pour l'acces aux iles leur donne tous les droits !! D'ailleurs meme le guide a ete choque par ce comportement. Puis l'ile suivante, meme chose et ainsi de suite. Cependant il y a quelques variantes entre chacune. Certaines possedent un minuscule musee zoologique, sur d'autres des elevages de truites importees du Canada. D'autres encore ont des maisons d'architecture moins traditionnelle ; la tole ondulee a remplace le Totora. N'ayant pas pris notre ticket nous permettant d'aller jusqu'a ile de Taquile, le bateau nous debarque sur l'une des iles des Uros et nous confie à la famille qui y vit en attendant la prochaine navette. Nous y sommes restees 3 heures ce qui a permis d'echanger quelques mots avec la petite Gladys. Derniere soiree à Puno autour d'une biere et d'un poulet roti. Nous faisons connaissance avec Marion, une normande bien de chez nous et qui voyage beaucoup. Nous buvons à grand flot le cours de son recit. Sur son site web on peut voir les dessins de ses voyages : http://www.marionpeeters.com/ Du cote bolivien, nous atteignons les rives du lac à Copacabana. Point de depart pour la Isla del Sol ou nous devons retrouver J.P.F ... Mais Jean Paul F. a prefere rester au Bresil avec quelques etudiants(es !!) ... pour des prospections ... archeologiques bien sur ! C'est bien dommage pour lui car la Isla del Sol est vraiment jolie a voir. Nous l'avons parcourue du nord au sud sur le chemin de l'Inca, visitant au passage quelques vieilles pierres. Copacabana, petit souvenir difficile à digerer pour Lisandre. La pauvre a ete "empoisonnee" au restaurant et a vomi toute la nuit. Affaiblie, elle a du rester au lit la journee suivante. Pendant ce temps, Chloe et Levana cherchent desesperemment un remede pour son estomac fragilise : un yahourt nature et une compote de pommes. Introuvables !! Elles abandonnent apres avoir fait 15 boutiques et finissent par lui faire cuire du riz en cachette dans la salle de bain de l'hotel. Remise sur pied des le surlendemain, Lisandre et ses 2 acolytes, Chloe et Levana repartent de plus belle, toujours en bus, pour la Paz ...

dimanche 29 avril 2007

Le Machu Picchu

Vendredi Saint. Levees de bonne heure le matin, nous nous dirigeons hativement vers le terminal "El Paso Santiago" pour prendre un bus a 8h, direction Santa Maria. Une heure apres nous ne sommes toujours pas parties ... Ici, les gens n'ont pas l'air presses, ils rentrent dans le bus poser leurs bagages, ils ressortent tranquillement faire leurs petites courses. A travers la vitre du bus nous assistons a un vrai spectacle de vie quotidienne ; la mamita qui vend ses petits pains, el caballero et son panier de fromage, une expedition en bicyclette qui se prepare difficilement, un gars au look d'aventurier qui ne tient pas en place en roulant des mecaniques. Tout en le regardant faire ses allees et venues, un pressentiment s'installe : ce mec la, il va venir nous aborder. Deux minutes plus tard, l'aventurier et ses accolytes s'asseoient sur les sieges juste devant nous. Petit clin d'oeil, il nous dit avec sa voix de baryton : "¡ Hola chicas !"... Enfin, le bus part. Mais une demie-heure apres, il s'arrete de nouveau pour une pause dejeuner. A cette occasion nous sympathisons avec l'aventurier, Jose, un homme tres gentil, serviable et tres interessant a ecouter. Anthropologue, il travaille dans la region et nous renseigne sur les retombees des decisions politiques dans les villages des cuencas (vallees). Le bus repart, mais un quart d'heure plus tard, nouvel arret ; Chloe, malade, a vomi. On l'autorise a rester a l'avant du bus a cote du chauffeur. Arrives a Ollantaytambo, Jose defie les regards menacants et impatients des passagers et se precipite dans une boutique pour lui acheter un medicament miracle a macher. Nous repartons de nouveau. Nous prenons de l'altitude, la brume se leve et la pluie se met a tomber. La route accidentee et glissante n'est pas plus large que le bus, d'un cote le flanc de la falaise et ses risques d'eboulement, de l'autre le precipice. A chaque virage, le coeur se souleve, les mains s'aggrippent aux accoudoirs, les yeux se ferment.

Justement, un peu plus loin sur la droite, un eboulement de pierre bloque la route et contraint notre bus a s'arreter en attendant l'arrivee des machines a deblayer. On arrive a passer mais nous ne sommes toujours pas au bout de nos peines. En effet, une riviere a deborde formant un puissant torrent qui coupe la route pour se jeter dans le ravin. Devant nous, un camion s'y est embourbe. Il faut un bon moment pour le degager. Dans notre bus, tous les passagers, nous compris, sommes scotches le long de la vitre cotes gauche tant la scene est saisissante. Le chauffeur de notre bus ne reculant devant rien met le moteur en marche et s'apprete a son tour a franchir la riviere debordante, a notre grande surprise. En une fraction de seconde, tous les passagers regagnent leur siege dans le silence, les yeux ecarquilles et retiennent leur souffle. "Ca va passer, ca va passer, ca va passer ... Ouf ! C'est moi le roi de la route ..." Dans le meme genre, nous traversons a plusieurs reprises d'autres rivieres, moins larges cependant. Aux abords des premieres maisons, notre bus s'arrete encore une fois pour laisser passer une procession religieuse ... Normal, Vendredi Saint.

Nous arrivons a Santa Maria avec 3h30 de retard. Par chance, nous attrappons le dernier collectivo pour Santa Teresa. Et c'est reparti pour un tour ! Mais cette fois dans le noir, la nuit est deja tombee. Avec nous Mickael, les mains dans les poches, un jeune de Lima avec qui nous sympathisons et une mamita chargee d'enormes paquets de foin, que l'on est limite oblige de prendre sur nos genoux. Dans le microbus, elle nous offre de l'Inca Kola (soda de couleur jaune fluo, emblematique du Perou) que l'on essaie tant bien que mal de boire sans en renverser sur nous. Deux heures de collectivo sur une route encore plus cahoteuse. On commence a avoir les fesses toutes endolories. A peine arrivees a Santa Teresa, Paul, 16 ans, nous tombe dessus pour nous proposer une chambre en auberge. C'est 8 soles, il est tard, nous sommes fatiguees, nous le suivons sans chercher ailleurs. A part les fourmis geantes, la chambre est assez confortable. Notre nouvel ami nous conseil un petit resto ou l'on mange tres bien : chupe, tortillas, arroz con papas, mate. Le lendemain, de nouveau un bus pour la fameuse centrale hydroelectrique. Le seul hic, c'est qu'il ne part pas tant qu'il n'est pas plein. Nous avons attendu deux heures a la terrasse du petit restaurant de la veille, a apprendre le francais au serveur.

Le trajet pour nous rendre la-bas, c'est 45 minutes de tape-cul. Heureusement pour nous, un nouveau pont a ete inaugure 15 jours plus tot nous evitant de prendre la tyrolienne pour traverser la riviere, l'Urubamba - quoique cela aurait ete marrant a faire. A la centrale hydroelectrique, les touristes doivent se presenter a un poste de controle. Sur le registre, un cerain Jean-Paul Belmondo est passe par la quelques jours avant ... Puis nous entamons une longue marche difficile le long de la voie ferree jusqu'a Aguas Calientes a travers la foret luxuriante. Il fait chaud et humide. Nous sommes attaquees par des petits insectes. En contrebas l'Urubamba charrie a grandes eaux et gronde fort. Plus loin, un grand pont de fer rouille qui ne tient on ne sait comment (peut-etre par un grand mystere et deux piquets tout droits). Aguas Calientes - horrible - une ville completement artificielle cree pour accueillir les touristes avant l'ascension du Machu Picchu. Nous ne nous y sentons pas a l'aise. Et puis c'est ici, suite a une mauvaise manipulation du clavier ordinateur que nous vidons completement notre cle USB ou sont stockees nos photos. Heureusement Christelle a ramene en France une sauvegarde de celles-ci et il nous en reste une partie sur les cartes memoires de l'appareil photo. La cerise sur le gateau, les tarifs d'entree pour le Machu Picchu ont triple en deux ans, 60 soles pour les etudiants, 120 soles pour les autres (respectivement 15 et 30 euros !). D'habitude Levana reussi toujours a passer pour une etudiante, mais cette fois cela n'a pas fonctionne. Pour oublier nous avons passe notre apres-midi dans un bar de la gare a broyer du noir ... Le lendemain, nous partons avec les lampes torches pour le Machu Picchu des 4 heures du matin. D'emblee nous sommes oppressees par l'atmosphere humide, il fait chaud. Nous marchons lentement comme nous l'avons appris lors de notre excursion au Misti. Le chemin est ammenage par une serie de marches hautes a gravir. On arrive deux heures plus tard, trempees, a l'entree du site. Le jour se leve, mais la brume est toujours persistante, on devine a peine les monts qui font face au Machu Picchu.

Nous sommes parmi les premieres, ce qui nous permet de commencer la visite du site tranquillement. L'ambiance est assez enigmatique, nous decouvrons petit a petit le site car il est recouvert par un epais brouillard et chacune des constructions se revele a notre approche. Nous furetons dans tous les recoins a la recherche de petits details.

Vers 9 heures, le ciel commence a se degager, les touristes arrivent en masse, nous sommes au pied de la maison du gardien et nous dominons l'ensemble du site - magnifique.

Petit moment de repis avant le chemin du retour. Machu Picchu - centrale hydroelectrique en une seule traite. Nous arrivons pour le dejeuner.

Nous prenons ensuite un combi pour Santa Maria ou nous dormons une nuit. Nous partageons la chambre avec Brisa, une chilienne bien rigolote. Le retour a Cuzco se fait en bus, la routine. Les memes obstacles qu'a l'aller avec juste en prime une roue crevee a changer. On est bien contente de retrouver Cuzco et de prendre enfin une bonne douche ... meme froide !

vendredi 27 avril 2007

Cuzco

Dimanche 1 er avril, nous arrivons au petit matin dans la ville imperiale de Cuzco sous une bruine persistante. Ce jour-la marque le debut de la Semaine Sainte, qui correspond a Paques. Cet evenement tres important est marque par une serie de processions dans la ville. D'ailleurs nous avons eu l'occasion d'assister a la plus importante, celle du Señor de los Temblores. Cuzco est une ville qui monte et qui descend avec des ruelles etroites et pavees debouchant sur des grandes places entourees d'arcades. Dans le centre, de nombreux edifices religieux ont ete batis sur les bases de temples incas. La difference entre les deux types d'architecture est assez flagrante, d'un cote les murs inclines de grands blocs de pierre incas finements tailles et parfaitement assembles, de l'autre les murs droits en petites briques des batiments religieux. Par exemple, le temple de Koricancha qui se trouve dans l'actuel couvent de Santo Domingo ou le palais de Hatunrumiyuc (dans lequel se trouve la fameuse pierre aux 12 angles) dans l'actuel musee de l'archeveche. La cathedrale de Cuzco, imposante, fut batie dans l'ancien temple de Wiracocha.
Nos experiences passees nous ayant donne une tres bonne opinion des backpackers, c'est avec enthousiasme que nous nous sommes rendues a l'auberge Loki Backpackers. Mais nous ne nous attendions pas a une colonie de vacances d'anglo-saxons surexcites et ne parlant pas un mot d'espagnol ; un personnel execrable sauf le portier adorable. Nous nous sommes echappees apres une seule nuit. A l'Hotel los Andes de San Blas ou vivent Puma (son nom Quechua) et sa famille, nous nous sommes denichees une petite chambre modeste mais propre et confortable dans laquelle nous avons dormi une semaine.
Ce dimanche, nous ne pouvions manquer le fameux marche de Pisac a une trentaine de km de Cuzco. Des couleurs, des odeurs, des saveurs ... y mucho calor ! De quoi satisfaire nos 5 sens. Le seul hic : c'est la premiere fois que tous les commercants nous parlent en anglais, on finit par mentir et repondre en reaction : "No entendimos ingles !" a leur grand etonnement. Finalement c'est la bonne combine parce que ca les deride et les rend du coup beaucoup plus aimables. Apres avoir deambule entre les differents etals, nous partageons une tablee avec les gens du coin pour manger une bonne platree de pates accompagnee de poulet et de Rocoto relleno (poivron farci).
La journee se poursuit par une longue balade a travers les ruines incas, ca n'en finit pas de monter. Ce site archeologique (le seul dont on ait sauvegarder quelques photos) est le premier d'une longue serie que nous avons visites aux alentours de Cuzco : Tambomachay, Pukapukara, Q'enqo, Saqsaywaman, Ollantaytambo, Pikillacta (le seul site de la liste pre-inca). Bref des pierres, des pierres et des pierres !!
Pour se rendre a tous ces sites, c'est assez simple il faut juste trouver le bon terminal ... Il faut savoir que chacune de ces destinations a un terminal de bus different dissemine aux quatre coins de la ville, ce qui nous a permis de decouvrir Cuzco autrement et au-dela de son centre historique.
Autre experience interessante, la gastronomie peruvienne. Contrairement a d'habitude, l'hotel ne nous permet pas de nous preparer nos propres plats et nous "contraint" a manger a l'exterieur. Nous nous sommes faites plaisir en decouvrant un plat typique chaque soir (lomo saltado, sopa a la minuta, chairo, papas a la huancaina...). Nous avions entendu parler depuis longtemps du fameux Cuy (cochon d'inde) et c'est sans hesiter que Chloe et Lisandre commandent un soir un Cuy al horno entier. Nous ne nous doutions encore de rien ... De-gueu-lasse !! Le Cuy, entier mais coupe en deux dans le sens de sa longueur, est presente avec toutes ses entrailles, ses griffes, ses dents et ses yeux carbonises. Le gout de sa viande tres forte est a la hauteur de ce spectacle ecoeurant, nos assiettes sentent la bete crevee. Oui, cela nous a bien marque ! Du coup nous avons bu un litre de Chicha morada pour faire passer le gout. La Chicha morada, a ne pas confondre avec la Chicha alcoolisee, est une delicieuse boisson a base de mais brun sucree.
Un autre evenement important de la semaine qui fait concurrence au devoir religieux : la rencontre opposant la Cienciano de Cuzco ( Perou) a la Boca Junior de Buenos Aires ( Argentine) lors de la Copa Libertadores. Eh oui, c'est du foot et c'est autour d'une biere cuzquenienne que nous avons soutenu l'equipe de Cuzco qui a gagne 3-0. Ce fut une fete memorable...